Spécialiste des formations
en alimentation et productions animales

Session vaches laitières 2014

20 novembre 2014

SALONS DE L'AVEYRON - 17 rue de l'Aubrac - PARIS

Daniel Sauvant

Jean Marie Beguin

Loic Commun

Stephen Leblanc

Eric Froidmont

Compte rendu

Cette session annuelle a pour objectif la formation des professionnels de la vache laitière grâce à des exposés de chercheurs et professionnels spécialisés. Les présentations ont largement laissé la place à des échanges avec la salle. Les aspects centraux de l’immunité ont tissé le fil rouge de la session.

L’automatisation en élevage laitier est un défi technique, économique et humain. Jean-Luc Ménard, de l’Idele (Institut de l’élevage) a dressé un état des lieux et donné les résultats d’un travail en station expérimentale. Les fournisseurs de systèmes d’automatisation de l’alimentation avancent des arguments sur l’augmentation du nombre de prises alimentaires et, donc, une amélioration de l’ingestion et de la production. Les résultats en station sont moins catégoriques. Les résultats d’essais en élevage permettront de prolonger cette étude dans des conditions différentes.

La cétose subclinique impacte gravement les résultats technico-économiques des élevages, ne  serait ce que par son impact sur la fertilité. Touchant parfois jusqu’au quart d’un troupeau, elle induit des couts moyens de 330 €/vache : augmentation du risque de déplacement de la caillette, cétose clinique, réforme, métrite, mammite, boiterie…. Elle est provoquée par l’accumulation de corps cétosique dans le sang suite à un déficit en glucose. Le diagnostic est posé par le dosage des BHB dans le sang. Loic Commun et Laurent Alves de VetagroSup Lyon ont montré qu’il était également possible de lire l’état de cétose grâce à l’analyse en moyen infrarouge. L’indicateur IDEC permet de pointer les risques dans un troupeau en début de lactation.

Fredy Schori, de l’Agroscope de Posieux (Suisse) a montré que le pâturage intensif a bien sa place dans l’alimentation des vaches laitières suisses. Il s’agit d’un enjeu important car les céréales sont plutôt destinées à nourrir les hommes. Stephen LeBlanc de l’Université de Guelph (Canada) en principe produire de lait devrait être simple : il s’agit que les vaches vélent sans problème, évitent les maladies et produisent beaucoup tout en étant fécondée à120 jours. Mais de nombreux problèmes de santé nuisent à la réalisation de ces objectifs. Les défis métaboliques (déficit énergétique, hypocalcémie) sont bien connus et de plus en plus reliés au fonctionnement immunitaire. Des interventions nutritionnelles ou pharmaceutiques pour soutenir le système immunitaire doivent être identifiées et validées. Une gestion de l’animal qui vise à maintenir la MSI sans permettre la surconsommation durant le tarrissement va encourager sa santé métabolique et immunitaire.

La phase d’élevage des génisses futures laitières est un maillon essentiel de la productivité des élevages laitiers : des résultats obtenus en Belgique et présentés par le Dr Eric Froidmont du centre wallon de recherches agronomiques de Gembloux montrent combien le vêlage précoce permet de réduire la durée d’élevage improductif mais aussi d’améliorer l’efficience alimentaire. Il milite pour la diffusion de méthodes de mesure, tant de la qualité du colostrum que de la mesure fiable de la croissance des animaux.

Spécialiste de la reproduction, le Dr vétérinaire Marc Ennuyer souligne de son côté l’importance du suivi de la reproduction par la maîtrise des paramètres nutritionnels et zootechniques : quantité d’eau ingérée en sortie de salle de traite, note d’état 100 jours avant le tarissement, inflammation (stress oxydatif), mise à la reproduction à la troisième ovulation après le vêlage… La prise en compte de ces informations et leur mise en perspective permettent d’élaborer de véritables stratégies d’avenir et apporter des solutions adaptées à chaque élevage.

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